Le gouvernement britannique a annoncé une nouvelle réduction du taux de base du crédit universel, suscitant une vague de critiques de la part des associations caritatives et des défenseurs des droits sociaux. Cette mesure, qui s’inscrit dans une série de coupes budgétaires, intervient peu de temps après la diminution des indemnités d’invalidité. Elle vise à économiser 2,2 milliards de livres sterling, selon le ministère des Finances.
Déployé en 2012 sous le gouvernement de coalition, le crédit universel regroupe six aides sociales – dont l’allocation logement et les aides au revenu – en un seul versement mensuel destiné à simplifier le système d’aides. Cependant, depuis sa mise en place, ce dispositif fait régulièrement l’objet de controverses, en particulier concernant son impact sur les foyers les plus vulnérables.
Les récentes coupes pourraient entraîner la chute de près de 250 000 personnes supplémentaires sous le seuil de pauvreté, selon les estimations du Joseph Rowntree Foundation, une organisation de lutte contre la pauvreté. Les associations dénoncent une politique jugée « injuste » et « cruelle », d’autant plus surprenante qu’elle est menée par un gouvernement travailliste, pourtant historiquement attaché à la justice sociale.
« C’est une trahison des engagements pris envers les plus démunis », déplore une porte-parole de Shelter, une organisation spécialisée dans le soutien aux sans-abri. De nombreux observateurs s’interrogent désormais sur la direction prise par l’exécutif, alors que le coût de la vie continue de peser lourdement sur les ménages britanniques à faibles revenus.
Le gouvernement, de son côté, justifie ces mesures par la nécessité de « stabiliser les finances publiques », sans pour autant proposer de solutions alternatives pour les bénéficiaires touchés.