Londres affirme agir dans un cadre strictement défensif et conforme au droit international, alors que les tensions s’intensifient au Moyen-Orient.
Le Premier ministre britannique, Sir Keir Starmer, a annoncé dimanche que le Royaume-Uni autoriserait les États-Unis à utiliser certaines de ses bases militaires pour frapper des sites de missiles iraniens. Selon lui, cette décision vise un « objectif défensif spécifique et limité » : détruire les missiles iraniens « à la source », dans leurs dépôts ou sur leurs lanceurs.
Cette autorisation intervient après une escalade majeure du conflit. Les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran samedi, tandis que Téhéran a riposté en visant des intérêts américains dans plusieurs pays du Golfe, dont Bahreïn, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Koweït et l’Irak. Sir Keir a précisé que le Royaume-Uni « n’a joué aucun rôle » dans les frappes initiales contre l’Iran, mais que des avions britanniques ont intercepté avec succès des attaques iraniennes afin de protéger des alliés et des citoyens britanniques.
Environ 200 000 ressortissants britanniques se trouvent actuellement dans la région. Le Premier ministre a souligné que des frappes iraniennes ont touché des aéroports et des hôtels accueillant des Britanniques, et qu’une base militaire à Bahreïn a été visée, frôlant des soldats britanniques.
Le gouvernement britannique a publié un résumé de son avis juridique, affirmant que le soutien aux opérations américaines est conforme au droit international, notamment dans le cadre de la légitime défense, lorsque l’usage de la force est « nécessaire et proportionné ». Londres, Paris et Berlin ont également dénoncé les frappes iraniennes, jugées « indiscriminées et disproportionnées ».
Des plans d’évacuation pour les ressortissants britanniques seraient à l’étude si l’espace aérien régional restait fermé.
Références :
BBC News, Ben Hatton, « UK will allow US to use bases to strike Iranian missile sites, says Starmer », BBC.co.uk.